Il est « nez » le Divin enfant

Un titre « clin d’oeil » en cette période de Noël Alsacien où les senteurs du Christkindelsmärik viennent me chatouiller les narines : odeurs de vin chaud, de pain d’épices et autres délicatesses gustatives qui préfigurent bombance dans les foyers.

Cette fête des sens, c’est comme un lâcher de fragrances miellées et épicées qui seront autant de « Madeleine » à partager… ou à se remémorer. D’ailleurs, le principe d’ancrage olfactif débute très tôt dans notre développement humain.

Alors que nous sommes encore fœtus, le système olfactif, est un des premiers sens à s’installer. Entre le 2ème et 3ème mois de grossesse, les récepteurs olfactifs, en parallèle avec les neurones, se développent et participent à nos premières expériences d’olfaction. Cela, grâce au placenta de notre mère riche en substances odorantes qui, transmises par le liquide amniotique vont, petit à petit, orienter nos préférences et construire notre moi olfactif. Ce moi olfactif in utero qui va permettre à l’enfant, après sa naissance, de tisser ses premiers liens affectifs, de bâtir ses premiers repères une fois de plus via son nez divin !

Et vous, que vous reste-t-il de ce premier échange symbiotique mère-enfant ?

Quelles sont vos préférences olfactives innées ?

 
Patricia Harris